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Hôtel de Ville
L'ancienne maison commune étant trop petite il est décidé de construire un nouvel hôtel de ville à  l'emplacement d'une tour des remparts et d'une partie des fossés. Cela est fait en 1777. C'est l'actuel hôtel de ville situé en plein coeur du centre ville. Un beffroi sera construit en 1847 pour y installer une horloge. Le poids du beffroi oblige à  renforcer la voà»te des halles existantes en créant des arcades.
Le conseil municipal siège dans l'ancienne tour des remparts, appelé aujourd'hui salle du conseil et des mariages. Au sein de cette salle est placée une Marianne en bronze de G. Saupique.

Eglise Saint-Pierre
L'église primitive existe déjà  en 990, appelée alors Saint-Pierre-aux-Liens. Elle est en mauvais état lorsque, en 1070, elle est donnée à  l'abbaye de Saint-Thibéry, par l'évêque d'Agde, pour subir des travaux. Vers 1100, l'évêque suivant donne l'église aux abbés de la Chaise Dieu. Ces derniers commencent aussitôt la construction de l'abside de la nouvelle église. Une abside à  cinq pans avec colonnettes en demi-rond de style auvergnat.
Les abbés de Saint-Thibéry qui percevaient les dîmes de Bessan ne sont pas contents. Après un long procès de près de quarante ans, durant lequel le pape, de passage dans la région, serait venu à  Bessan, ils réussissent à  récupérer l'église en construction.
Le clocher semble avoir été construit tardivement. Peut être dans la seconde moitié du XIVe siècle, suite au saccage de Bessan par le gouverneur du Languedoc. Les chapelles des côtés sont construites au fur et à  mesure des besoins ou des envies. Celles du choeur datent de 1338 et de 1341. Les chapelles voisines sont de 1360, et de 1475 pour celle située côté Clastre. Les quatre autres chapelles, plus proches de l'entrée, sont de 1624, 1628, 1652 et 1662.
A l'origine de la construction, les ouvertures, de style roman, sont étroites. Des fenêtres plus importantes sont ouvertes en 1764 dans la partie haute de la nef. Elles sont aujourd'hui mises en valeur par des vitraux de Louis Victor Gesta qui avait son atelier à  Toulouse, entre 1850 et 1880.
En 1993, à  l'occasion d'une nouvelle restauration de l'église, la voà»te en brique de la nef, datant de 1760, est démolie. Les travaux permettent alors de redécouvrir la charpente d'origine, aux chevrons bariolés et aux poutres sculptées à  leurs extrémités de têtes humaines, mais aussi l'ouverture existant dans la voà»te du choeur.
Les orgues de caractère romantique, construites par Baptiste Puget en 1879 dans son atelier de Toulouse, sont restaurées en 1986 et 1994.
Le beffroi en bois du clocher, supportant la cloche principale, étant en mauvais état, il sera restauré en 2004 dans le cadre d'un partenariat entre la ville, l'Etat, la région et le département.

La plus ancienne cloche de l'Hérault
Reconstruite en 1787, la pointe du clocher en brique est abîmée par la foudre en 1886. Il est envisagé de la détruire rapidement à  cause du danger qu'elle représente, mais cela ne se fait qu'en 1938, après la chute d'une pièce de fer, lors de la tempête de 1936. On profitera des travaux de mise en place de la flèche en fer actuelle pour démolir la salle renfermant l'horloge et pour installer sa cloche dans la pointe du clocher.
Au début du XVIIIe siècle, le clocher possédait cinq cloches. Aujourd'hui, il n'en reste plus que deux : la cloche décadaire fondue en 1567 (et refondue pour son tricentenaire) et la cloche servant autrefois de timbre de l'horloge, fondue en 1388. Cette dernière cloche est connue pour être la plus vieille du département de l'Hérault.
Les trois autres cloches ont été descendues en 1791, envoyées au district de Béziers et transformées en canons.

Remparts et porte Saint-Pierre
En étudiant le plan cadastral de 1835 et en allant sur le terrain, les historiens locaux ont essayé de retrouver l'emplacement des remparts en grande partie démolis ou englobés dans les maisons, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
En partant de la porte Saint-Pierre, le mur d'enceinte semble suivre les façades de la rue des Soleillers. Il était renforcé d'une tour à  hauteur de la rue de la Brèche ; une tour qui, en ruine, sera démolie, permettant l'ouverture de la rue. On retrouve trace du rempart au niveau de la rue porte Douille où, comme son nom l'indique, il y avait une porte. Le rempart forme ensuite le dos de grandes bâtisses ou magasins donnant sur le boulevard de la Liberté. Il est alors visible au fond de l'impasse de Labeille où il est renforcé d'une tour carrée, et au fond de l'impasse des Mijoulanes.
Débouchant rue de la République, il était équipé d'une porte protégée d'une tour carrée pouvant être la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville. Au delà  de ce tracé, qui passe également par la rue de l'Hospice ou de l'Olivier, la présence de nombreuses impasses laissent à  penser à  une première ligne de remparts englobant seulement une partie du centre historique.
Lors de la croisade des Albigeois, l'ordre est semble-t-il donné aux villages fortifiés de la région de démolir leurs remparts. Dans les années 1340, le bruit courant que les Anglais s'apprêtent à  envahir le Languedoc, les Bessanais reconstruisent ou réparent leurs murailles. Opération qui se renouvelle de 1365 à  1369.
En 1587, Montmorency demande que le pont-levis de la porte Saint-Pierre soit réparé. Une porte qui aujourd'hui est le fleuron de ce rempart oublié toute proche de l'église Saint-Pierre.

Le patrimoine architectural du vieux Bessan
Le livre " Bessan au fil du temps " répertorie l'ensemble patrimoine architectural intéressant du Bessan historique. En voici quelques exemples, démontrant le riche patrimoine de pays du village :
- fenêtre à  meneau de la fin du Gothique (vers 1480) dans la rue de la République.
- maison médiévale restaurée dans la rue des Cours.
- encadrement de porte et balcon de 1830 environ dans la rue du Four.
- intérieur d'un hôtel particulier, place de l'Eglise.
- intérieur d'un hôtel particulier de 1770 dans la rue de l'Opéra (escalier et patio).

Place de la Promenade et Salle des Fêtes
Au XVIe siècle, en raison du manque d'espace à  l'intérieur des remparts, les sportifs bessanais se rencontraient sur le Jeu de Ballon situé au pied des murailles.
En 1856, la municipalité décide de transformer le terrain en une promenade publique au fond de laquelle est construite, quelques années plus tard, une salle d'asile ou école maternelle.
En 1893, la Promenade est réaménagée. L'ancien parapet du Jeu de Ballon est alors démoli et remplacé par de larges trottoirs ne gênant pas les vendeurs ambulants les jours de marché. Il ne manque plus que des bancs et des candélabres.
A la fin des années 1950, la salle d'asile, désaffectée, est détruite. Elle est remplacée par une maison du peuple, appelée aussi foyer des campagnes ou salle des fêtes, en 1956. Le bâtiment comprend essentiellement une grande salle de danse, sans bar, et un immense balcon prévu pour les spectacles se déroulant sur la scène. Ce balcon sera transformé en salle de réunion au début des années 1980 et, à  la même époque, Fernand Brenas peindra la fresque située de chaque côté de la scène.

Place de la République
Afin d'ouvrir une place entre l'église et l'hôtel de ville, la municipalité achète en 1857 un pâté de maisons appelé île Saint-Jaumes, qui, démoli, libère un espace qu'on appelle place du Peyrou.
La statue de la République, en fonte, commandée en 1885 et placée auparavant à  l'entrée de la Promenade, en remplacement d'un arbre de la Liberté, vient embellir, en 1894, la fontaine monumentale construite depuis peu sur la nouvelle place. Place que l'on appelle du coup place de la République.
En 1973, la commune fait démolir cette fontaine dont les pierres calcaires sont en mauvais état. Un monument en béton est coulé en remplacement et agrémenté d'un petit buste de Marianne en bronze.
En 1988, la municipalité fait raser l'ouvrage en béton et construire une imitation de fontaine monumentale avec bassins et jardinières. Le quartier est couvert de pavés et l'ancienne République retrouve sa place. C'est la configuration actuelle des lieux.

Place de la Fontaine
Au début du XIXe siècle, les eaux de la source Fontvieille s'écoulent dans un fossé pavé, jusqu'à  un bassin situé place de la Fontaine, en bordure de la rue des Caves. Cette source se trouve aujourd'hui dans la rue Petite Fontvieille et coule dans le grand égout construit à  l'emplacement du fossé.
En 1827, l'eau de la source étant insuffisante en été, la municipalité fait creuser un puits, au milieu de la place, et bâtir une fontaine monumentale.
En 1944-1945, le comité de Libération ordonnera la démolition de cette fontaine, dont les pierres sont attaquées par l'humidité, et fera construire des toilettes publiques en souterrain.
L'hospice désaffecté, situé au dos de la place de la Fontaine, est détruit à  partir de 1963. Les maisons voisines sont achetées et rasées pour agrandir la place et permettre la construction d'un bâtiment moderne comprenant poste, commerces et logements. Le projet accepté en 1967, les travaux commencent quelque temps après, pour être terminés en 1970. Paul Azéma, artiste bessanais, y apportera la touche finale, avec la céramique placée sur la façade principale de la poste.
Cette place, très conviviale, est aujourd'hui un lieu de détente et accueille une partie du marché traditionnel du dimanche.

Croix de la Mission
La mission est une période d'une durée de trois semaines à  un mois durant laquelle viennent des prédicateurs, dans le but de recruter de nouveaux paroissiens. Il arrive parfois que, lors d'une mission, une croix soit posée. Comme son nom l'indique, la croix située à  l'extrémité de la rue de la porte Saint-Pierre a été posée à  l'occasion d'une mission. Reste à  trouver laquelle. Il semble qu'à  l'origine, elle était implantée près de l'église. Elle sera ensuite déplacée à  l'emplacement actuel en 1785.
Si on en croit l'entreprise qui a restauré cette croix dans les années 1980, le socle en basalte daterait de l'époque de Louis XIV, mais la croix en fer forgé et le saint christ seraient moins anciens. Quant au coq qui servait déjà  de girouette au sommet de la croix, au XIXe siècle, il sera volé en avril 1999.

Les monuments aux Morts
Dès la fin de la guerre de 1914-1918, la commune envisage la construction d'un monument en hommage aux Bessanais morts pour la France, et prend contact avec le célèbre sculpteur Injalbert. Plusieurs courriers de ce dernier, datant de 1921, nous apprennent qu'il a réalisé deux esquisses pour Bessan mais le temps lui manque pour démarrer les travaux. Début 1923, devant commencer le monument de Béziers, il pense pouvoir mener les deux chantiers de front. Mais, lassée d'attendre, la municipalité se tourne vers Auguste Azéma, qui, en 1922, est chargé de l'érection d'un tombeau aux morts pour la patrie, ou monuments aux Morts, dans le cimetière. Cet édifice sera terminé en 1924.
L'année suivante, il sera demandé à  Auguste Azéma de construire un monument à  la mémoire des enfants de Bessan morts pour la France, ou monument de la Victoire, qui sera terminé en 1926.
Sur ces deux oeuvres, sont gravés les noms des Bessanais morts pour la France en 1914-1918, sur celui de la Victoire seront ajoutés ceux des autres guerres : 1939-1945, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie.

Notre Dame des Vignes
La vierge de Notre-Dame des Vignes, financée par souscription publique, est implantée au croisement des rues Victor Hugo et des Anciennes Ecoles, en 1982, à  la demande du curé Raymond Combes. Oeuvre de J.S. Hartmann et de E. Boissier, elle est inaugurée par l'évêque de Montpellier le 5 décembre 1982.
Selon certains, elle protège Bessan des calamités agricoles qui ont quelquefois dévastées les villages voisins (grêle, gel ).

    
Mairie de Bessan
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